Un nouveau virus extrêmement contagieux s’est abattu sur la Terre. Quatre cents millions de morts. Si la plupart des malades, cependant, n’y ont réagi que par des symptômes grippaux dont ils se sont vite remis, un pour cent des victimes ont subi ce qu’il est convenu d’appeler le « syndrome d’Haden » : parfaitement conscients, ils ont perdu tout contrôle de leur organisme ; sans contact avec le monde, prisonniers de leur chair, ils sont devenus des « enfermés ». Vingt-cinq ans plus tard, dans une société reformatée par cette crise décisive, ces enfermés, les « hadens », disposent désormais d’implants cérébraux qui leur permettent de communiquer. Ils peuvent aussi emprunter des androïdes qui accueillent leur conscience, les « cispés », voire se faire temporairement héberger par certains rescapés de la maladie qu’on nomme « intégrateurs »… Haden de son état, Chris Shane est aussi depuis peu agent du FBI. A sa première enquête, sous la houlette de sa coéquipière Leslie Vann, c’est justement sur un intégrateur que se portent les soupçons. S’il était piloté par un haden, retrouver le coupable ne sera pas coton. Et c’est peu dire : derrière une banale affaire de meurtre se profilent des enjeux colossaux, tant financiers que politiques.
Biographie de l’auteur
John Scalzi , né en 1969 est, d’abord, un journaliste qui a commencé sa carrière par l’écriture de critiques de films puis de billets d’humeur. En 1996 il embrasse l’ère Internet en travaillant au contenu d’America Online (Aujourd’hui sous forme d’un blog, By The Way). Deux ans plus tard, il parvient à faire de son activité d’écrivain son métier. Son blog personnel, Whatever, lancé la même année, est en activité depuis. C’est avec son roman Le Vieil Homme et la guerre qu’il rencontre le succès auprès des lecteurs et de la critique. Son roman Redshirts obtient le prestigieux prix Hugo en 2013. Aujourd’hui, John Scalzi vit dans l’Ohio et continue à écrire inlassablement. Il vient de signer un contrat de 3,4 millions de dollars (environ 3 millions d’euros) avec la maison d’édition Tot Books, pour laquelle il devra s’acquitter de treize romans, dont trois pour la jeunesse, durant les dix années à venir. C’est une première pour un auteur de science-fiction.