« C’est Le Silence des agneaux dans le monde d’Agatha Christie », proclame avec justesse la quatrième de couverture de ce formidable livre. C’est en effet un coup de maître qu’a réalisé Rennie Airth avec ce texte propre à réconcilier les adeptes du roman noir le plus macabre avec ceux du whodunnit classique, à l’anglaise. Le personnage de Madden, cet enquêteur qui a survécu aux atroces tranchées de la Grande Guerre (laquelle est omniprésente en toile de fond – nous sommes en 1921) et se bat contre ses propres démons tout en devant traquer l’odieux criminel, est formidablement bien campé. On a même droit à une jolie histoire d’amour – et ce n’est pas du luxe pour respirer un peu, tant l’intrigue est étouffante. Le suspense est quasiment parfait, avec en prime cette très intéressante introduction de la psychologie dans la résolution de l’enquête, à une époque où il n’était guère évident pour un policier de faire accepter à ses supérieurs ce genre d’auxiliaire devenu aujourd’hui incontournable dans la moindre histoire de serial killer. Un grand, grand livre, absolument passionnant et qui a amplement mérité le Grand Prix de littérature policière. –Bruno Ménard
Présentation de l’éditeur
En 1921 dans un manoir du Surrey, au coeur de la campagne anglaise, le colonel Fletcher, sa femme Lucy et deux domestiques sont sauvagement poignardés. La police locale soupçonne un cambriologe qui aurait mal tourné, mais l’inspecteur Madden, envoyé de Scotland Yard, envisage les choses différemment. Ce crime, il en est sûr, est l’oeuvre d’un psychopathe, qui en voulait principalement à Lucy, et qui pourrait bien encore frapper.
Parution 10 octobre 2001